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13 mai 2012   LA CONSOMMATION DE TERRES AGRICOLES EN VENDEE        

 

La Vendée n’échappe pas au schéma décrit précedemment (La consommation de terres agricoles en France), bien au contraire, car sa situation privilégiée au niveau de l'ensoleillement, son climat tempéré, l’attrait de ses plages et de sa côte, son dynamisme économique et touristique amènent toujours plus de visiteurs, de résidants secondaires et de retraités. 

 

Quelques chiffres... qui, là encore, parlent d’eux-mêmes 

 

En Vendée, la population est passée de :

- 1921 : 397 000 habitants

- 1960 : 404 000

- 1982 : 483 000

- 2008 : 616 000

- On en prévoit 840 000 en 2040

- en Vendée, le logement a progressé de 340 % entre 1962 et 2008

- 60 000 logements ont été construits ces 10 dernières années dont 11 000 résidences secondaires, principalement sur le littoral

- les maisons individuelles représentent 82% des logements contre une moyenne nationale de 54%

- la Vendée s’urbanise 3 fois plus vite que la moyenne nationale. 

Bien évidemment cette urbanisation exponentielle n’a pas été sans effets sur la consommation des terres agricoles et des zones naturelles :

- la Vendée en consomme 2 fois plus que les départements voisins

- la Vendée est, avec le Tarn et la Corrèze, un des départements où l’imperméabilisation des sols est la plus importante. 

 

 Comment maîtriser cette évolution… galopante ?

 

Il serait sans doute utopique d’interdire toute nouvelle emprise sur les terres agricoles pour le développement urbain et économique.

Par contre, il serait indispensable que les autorités compétentes du département se penchent rapidement sur la problématique et mettent en place un plan directeur pour organiser l’utilisation du territoire en concertation avec les différents agents économiques, la société civile et les collectivités territoriales et locales. 

Après adoption, ce plan directeur devrait être opposable aux collectivités locales pour limiter leurs visées expansionnistes car  la nouvelle Commission Départementale de la Consommation des Espaces Agricoles (CDCEA) nouvellement créée, s’il elle représente un progrès, n’est pas la panacée car son rôle est de donner des avis simples que les autorités ne sont pas obligées de suivre.

Nous allons devoir passer rapidement du toujours plus d’équipements, de touristes, de résidants secondaires, à un développement raisonné, à long terme. Il ne faut plus sacrifier le long terme à des décisions électoralistes et aux retombées économiques immédiates comme on a trop tendance à le faire dans les communes.

Il conviendrait que les responsables départementaux mènent la concertation au plus tôt, avant que la situation ne soit plus maîtrisable d’autant que des effets pervers se font déjà ressentir comme le surdimensionnement de certaines infrastructures pour faire face à l’afflux touristique estival telles que routes, stations d’épuration, réseau de distribution d’eau potable, zones industrielles, etc.     

 

 

 

3 mai 2012   LA CONSOMMATION DE TERRES AGRICOLES EN FRANCE

 

Quelques chiffres... qui parlent d'eux mêmes

  

En France :

- 26 m2 de terres agricoles disparaissent chaque seconde

- l'équivalent de 320 terrains de football, chaque jour

- la surface agricole d'un département disparaît tous les 4 à 5 ans

- 7 millions d'ha de terres agricoles ont été perdus en 50 ans (de 1960 à 2010 soit 20%)

- en 1950, 70% du territoire était destiné à l’agriculture. En 2010, il ne représente plus que 50%

 

L’évolution de la consommation des terres agricoles (urbanisme, infrastructures pour l'essentiel mais aussi, extension de la forêt) est de plus en plus importante. Elle s’établit ainsi: 

- de 1992 à 2003 :   61 000 ha par an

- de 2005 à 2009 :   74 000 ha par an

- en 2010                 86 000 ha

  

Quelques causes :

Il est tellement plus facile d'empiéter sur les terres agricoles car cela coûte moins cher et demande moins de travail que de rebâtir la ville dans la ville, de réhabiliter les friches, de construire dans les dents creuses, de densifier, etc.

  

Parce que les municipalités sont souvent sous la pression :

- dans les communes rurales, de propriétaires de terrains qui réclament des permis de construire pour valoriser leurs terres

- dans les villes, au contraire, les propriétaires en place luttent contre les nouvelles constructions, qui risqueraient d'augmenter l'offre et donc de faire baisser les prix de l'immobilier.

  

Quelques conséquences :

- une imperméabilisation des sols qui entraîne une perte irréversible de leurs fonctions biologiques, mais aussi, étant donné que l'eau ne peut ni s'infiltrer, ni s'évaporer, un ruissellement qui s'accentue, avec parfois pour conséquence des inondations catastrophiques, comme on en dénombre de plus en plus, tous les ans.

- un fractionnement des paysages et des habitats pour la faune et la flore, qui deviennent trop exigus ou trop isolés pour abriter certaines espèces

- une production alimentaire perdue à jamais alors que nous aurons besoin de nourrir les 9 milliards d'individus annoncés à l'horizon 2050 (au niveau européen, 4 millions de tonnes de blé sont perdues chaque année du fait de l'imperméabilisation des sols)

 

L'urbanisation des surfaces agricoles est inégalement répartie sur le territoire. C'est à proximité des grandes villes, du littoral et des grands axes de communication qu'elle est la plus galopante (Paris, Lyon, Lille, Toulouse, Le Mans, ont prélevé des surfaces 3 fois plus élevées que la moyenne des autres villes)

 

Une prise de conscience… qui évolue trop lentement :

Bien souvent, la terre agricole va à l'urbanisation parce que la commune a révisé son POS ou son PLU.

C'est essentiellement à ce niveau que les associations de défense de l’environnement, en leur qualité de personnes publiques associées, doivent se montrer particulièrement vigilantes en veillant aux prélèvements de terres agricoles lors des mises en place ou lors des révision des POS ou des PLU. De même, il faut qu’elles veillent à la densification des constructions (terrains de plus petite surface, constructions en limite de propriété, en hauteur, etc.), à l'urbanisation des dents creuses et des délaissés, des friches, au respect des corridors écologiques que sont les Trames Vertes et Bleues.

Il faudrait augmenter de façon beaucoup plus dissuasive la pression fiscale sur les plus-values générées par des ventes de terres agricoles qui vont à l'urbanisation, pour contraindre les différents intervenants à plus de parcimonie.

 Certes, les mentalités évoluent au niveau des municipalités... mais très lentement, compte tenu des intérêts, souvent contradictoires, en jeux. (cf. causes)

 

 

  16 février 2012  Le NUCLEAIRE   3ème partie          

La 2ème partie de notre document revenait sur la catastrophe de Fukushima en elle-même et sur l'onde de choc créée.

Dans ce 1er article de la 3ème partie, nous nous penchons sur le débat que suscite l'énergie nucléaire et plus précisément sur le thème de la sécurité.

Divers arguments peuvent être avancés,  à charge puis à décharge.

 

Les opposants au nucléaire 

 

La peur du nucléaire renvoie pour certains aux souvenirs de l'utilisation militaire de la bombe atomique durant la deuxième guerre mondiale, en 1945, et les horreurs engendrées à Hiroshima et Nagasaki. Cette inquiétude ancrée dans les esprits tient au fait que pour beaucoup il n'existe pas de frontière étanche entre nucléaire civil et nucléaire militaire. Ainsi, les ventes de centrales nucléaires à l'étranger entraîneraient un risque de prolifération. D'ailleurs le collège de l'A.S.N. (Autorité de Sûreté Nucléaire) a exprimé un point de vue réservé à propos des exportations françaises sur la rive sud de la Méditerranée et a pris position contre "une sûreté à 2 vitesses" au Nord et au Sud.              

Un accident nucléaire est toujours possible, ce qu'admet André Claude Lacoste, Président de l'ASN: "Personne ne peut garantir qu'il n'y aura jamais d'accident nucléaire en France"          

Les diverses intrusions sur des sites depuis une dizaine d'années, dont la dernière, début décembre 2011, sur le site de Nogent sur Seine (Aube), les accidents dus à des mouvements sismiques, à des inondations/ submersions (par exemple, en 1999, dans la centrale du Blayais en Gironde), ou à des défaillances techniques, mettent le doigt sur les possibles catastrophes. Par ailleurs, celle de Fukushima intervenant dans un pays parmi les plus développés du monde, au point de vue de la technologie, donne du poids à ces inquiétudes.           

Or les conséquences peuvent être considérables en cas de dissémination de matières radioactives en dehors du réacteur. L'exposition chimique, chronique, même à de faibles doses, entraîne un risque majoré de cancers. D'où la nécessité d'évacuer les populations, de décontaminer et d'imposer des restrictions alimentaires, pendant des décennies (Tchernobyl en Ukraine). Au Japon, un territoire de 2000 km2 est ravagé et plusieurs centaines de milliers de personnes seront soumises à un contrôle médical à vie.           

Se pose aussi le problème de la gestion des déchets hautement radioactifs à vie longue, résidus ultimes du cycle de production, qui restent actifs des dizaines de milliers d'années. La filière nucléaire n'a encore trouvé aucune solution pérenne à ce jour et il est irresponsable de parier sur la capacité des générations futures à gérer un tel héritage pendant des siècles. 

 

Les défenseurs du nucléaire   

 

Ils rétorquent que la frontière entre nucléaire civil et militaire a jusqu'à présent été préservée et que le savoir faire nécessaire au fonctionnement d'une centrale nucléaire ne suffit pas pour fabriquer une bombe atomique.          

Ils avancent que la politique de sûreté repose sur un triptyque efficace, composé de l'exploitant, de l'ASN (Autorité de Sûreté Nucléaire) et sur les ingénieurs de l'Institut National de radioprotection et de sûreté. En fonction des évènements, les leçons sont tirées et les risques réexaminés. Tout est fait pour limiter les rejets radioactifs à l'extérieur: le confinement est assuré par 3 barrières d'enceinte, les rejets sont filtrés, un recombineur d'hydrogène permet d'éviter l'explosion.           

Ils annoncent que tous les 10 ans, chaque réacteur subit un check-up, permettant, en fonction des nouvelles exigences, de le remettre à niveau. Le parc des 58 réacteurs français est homogène, tous de même type, à eau pressurisée, tous fabriqués par Framatome, devenu Areva et exploités par EDF; ce qui simplifie, en cas de besoin, pour des mesures de sûreté.           

A la suite de l'accident de Fukushima, un audit a été demandé par le gouvernement sur la sûreté des installations nucléaires et l'Europe a réclamé des stress-tests de l'ensemble des réacteurs.          

Le 3 janvier 2012 , le Président de l'ASN a présenté les conclusions de cet audit.          

Il en ressort que si les installations présentent un niveau de sûreté suffisant, n'exigeant pas l'arrêt immédiat de certaines d'entre elles, cependant, augmenter leur robustesse face aux situations extrêmes est une nécessité; face aux aléas naturels, (pour Tricastin par exemple, le risque sismique) et à la perte d'alimentation en eau ou en électricité. Il préconise la mise en place "d'un noyau dur", un centre de gestion de crise "bunkerisé", celle d'un groupe électrogène diesel d'ultime secours pour chaque réacteur et aussi d'une alimentation en eau d'ultime secours. Egalement une force d'action rapide qui interviendrait en moins de 24 heures, sous la responsabilité d'EDF.           

Pour la centrale de Fessenheim, la plus ancienne en France, 40 dispositions sont préconisées dont le renforcement du "radier" dalle sous le réacteur et la mise en place d'une source d'eau froide ultime.          

La ministre interrogée a expliqué très clairement:"…soit l'Autorité recommande des travaux importants et à ce moment-là, il y a le choix entre faire les travaux - et intégralement les travaux - ou fermer" et cela vaut "pour toutes les centrales françaises"           

Enfin, concernant les déchets hautement radioactifs et à vie longue, les "pro" assurent qu'une solution technique sera trouvée à terme. Ils rappellent en outre qu'il s'agit de faibles quantités. Un peu moins de 3700 m3 se seront accumulés en France d'ici à 2020: un site d'enfouissement à 500 mètres de profondeur est à l'étude en France et devrait voir le jour en 2025. 

 

Dans notre prochain article, nous évoquerons le coût et les alternatives possibles.

 

 

  28 janvier 2012   LE NUCLEAIRE    2éme partie 

 

La catastrophe de Fukushima du 11 mars 2011:

 

- Tremblement de terre, tsunami et accident nucléaire.

 

Des évènements en cascade aboutissent à cette catastrophe.         

Le 11 mars 2011, le Japon subit dans le nord est du pays un séisme de magnitude 9 sur l'échelle de Richter, le plus important de ceux, enregistrés jusque là. Son épicentre se situe à une centaine de km au large de Miyagi, dans l'Océan Pacifique. Il est ressenti jusqu'à Tokyo où pendant de longues minutes les gratte-ciel vacillent.          

Environ 45 minutes après la première secousse, la 1ère vague du tsunami, haute de 14 mètres, atteint la centrale de Fukushima, l'une des 25 plus grandes centrales nucléaires au monde, située à environ 250 km au Nord de Tokyo. La centrale dispose de 6 réacteurs à eau bouillante (R.E.B.), construits entre 1970 et 1979 par TEPCO (Tokyo Electric Power Company). Les murs de protection avaient été conçus pour résister à un séisme de magnitude 7 et à une vague de 6 mètres, aussi ne purent-ils résister à une vague aussi monstrueuse. Ce tsunami dévastateur anéantit de nombreux villages et villes et fit des milliers de morts et de disparus.          

La vague submerge la centrale de Fukushima: les groupes électrogènes noyés tombent en panne; ces défaillances causent l'arrêt des systèmes de refroidissement de secours des réacteurs nucléaires ainsi que ceux des piscines de désactivation des combustibles irradiés. Le défaut de refroidissement des réacteurs induit une fusion partielle du cœur de 3 réacteurs puis par la suite la dispersion d'importants rejets radioactifs.          

Dans un rayon, qui fut porté jusqu'à 30km, les populations (plus de 50 000 personnes) doivent être évacuées: des milliers d'animaux sont abandonnés sur place avant d'être ensuite abattus. Des comprimés d'iode sont distribués, en vue de prévenir des cancers de la thyroïde et des mesures d'interdiction alimentaires sont prises. Toutes ces personnes fuyant la radioactivité ont peu de perspective de retourner chez elles avant plusieurs décennies.

 

- Où en est-on aujourd'hui à Fukushima?

 

Les réacteurs accidentés de la centrale sont en "arrêt à froid". Grâce au rétablissement de la circulation de l'eau de refroidissement, la température au fond de la cuve des réacteurs et à l'intérieur des enceintes de confinement est maintenue en dessous de 100°C. Cet état de stabilisation permet de ne plus rejeter de la vapeur d'eau radioactive dans l'atmosphère et de limiter la quantité d'eau injectée dans la cuve et l'enceinte de confinement, qui doit être régulièrement traitée.          

Il va falloir enlever les gravats en partie haute des bâtiments de façon à vider les piscines de désactivation, maintenues entre 20° et 30°C, dans lesquelles baignent les barres de combustible usé; travail qui devrait prendre 2 ou 3 ans. Il faudra ensuite intervenir à l'aide de robots dans le cœur pour récupérer le reste du combustible, construire une couverture…installer un barrage devant la mer pour bloquer les rejets liquides…. puis procéder au démantèlement. Tout cela pourrait prendre des dizaines d'années.

 

- L'onde de choc

 

Cette catastrophe, survenant dans un pays techniquement avancé, a relancé le débat sur l'atome. L'onde de choc est mondiale, beaucoup plus encore qu'en 1986, lors de la catastrophe de Tchernobyl, dans une URSS qui ne disposait pas de la qualité de la technologie japonaise ou occidentale. Ce pays réputé pour la sophistication de sa technologie apporte ainsi la preuve qu'un accident nucléaire est possible partout.          

- Des réactions en chaîne dans les pays européens          

- En mai 2011, l'Allemagne décide de sortie du nucléaire d'ici à 2022          

- La Suisse l'envisage avant 2034          

- L'Italie confirme l'abandon de l'atome, effectif depuis 1990          

- La Belgique se prépare également à cette sortie

 

La 3è partie traitera du débat en France et présentera les arguments des uns et des autres.

 

Voir ci-dessous un schéma des pourcentages du nucléaire dans la production d'énergie dans divers pays, à mettre en perspective avec la partie du schéma présenté en 1ère partie du document, en haut à droite.

 

pourcentage-sources-d-energie.jpg

 

Sources: La Croix, décembre 2011, Le Monde janvier 2012

 

 

 21 janvier 2012 LE NUCLEAIRE 

Quelques données:

       Après les Etats-Unis, la France est la seconde puissance mondiale pour la production d'énergie nucléaire (la 1ère en Europe). L'énergie d'origine nucléaire couvre 74,5% des besoins; 11,3% provient de l'énergie fossile et 14,3% des énergies renouvelables (géothermie, éolien, solaire thermique et photovoltaïque, hydraulique…).  D'après EDF (cf. vos factures) l'origine de l'électricité en 2010 était la suivante: 81% nucléaire, 10,7% renouvelables dont 7,9% hydraulique, 8% énergies fossiles. 

Les centrales nucléaires sont au nombre de 19 et disposent de 58 réacteurs. La mise en service de ces centrales s'est échelonnée de 1978 (Fessenheim dans le Haut-Rhin) à 2002 (Civaux dans la Vienne); la plus ancienne entre donc dans sa 34è année.

Le nucléaire, en France, permettrait d'éviter l'émission de 360 millions de tonnes de CO2, (700 millions en Europe de l'Ouest). 

Voir les schémas ci-dessous: statistiques et fonctionnement d'une centrale à eau pressurisée

       

centrale-nucleaire.jpg

 
Un peu d'Histoire: Repères
 

C'est le 18 octobre 1945 que le Général de Gaulle créa le Commissariat à l'Energie Atomique (C.E.A), avec à sa tête Frédéric Joliot; et en 1948 est inaugurée la 1ère pile atomique française: ZOE. Dans le même temps, la 1èrecentrale nucléaire entre en service aux Etats-Unis dans l'Idaho. Le 1er kwh nucléaire est produit en France en septembre 1956 par un réacteur à graphite gaz, à Marcoule dans le Gard mais cette filière trop onéreuse est abandonnée pour des réacteurs à eau pressurisée (cf schéma ci- dessus); le C.E.A s'associe avec E.D.F. Une nouvelle voie est explorée avec le super générateur, moins consommateur en uranium (Prototype Phénix à Marcoule dans le Gard).

 

A la suite du premier choc pétrolier, la France lance en 1974 un gigantesque programme industriel: la construction de 58 réacteurs à eau pressurisée dont la construction s'est échelonnée de 1978 à 2002. (Voir la carte de sites ci-dessus). Les 58 réacteurs sont toujours aujourd'hui en service. La filière avait été réorganisée avec la création de la COGEMA qui est devenu AREVA en 2001.

 

La loi TSN (Transparence et Sûreté Nucléaire)

 

Suite à diverses défaillances dans des centrales nucléaires, 1979 aux U.S.A (THREE MILE ISLAND en Pensylvanie et surtout après l'accident de TCHERNOBYL en UKRAINE en avril 1986. La décision d'arrêter Superphénix est prise alors en France. Divers incidents se produisent en France également: en 2003, par exemple, à BELLEVILLE sur LOIRE (Cher).

 

Alors que, jusque là, peu d'informations étaient diffusées sur la gestion des sites nucléaires, le parlement en France, en application de la convention d'ARHUS votera le 13 juin 2006 la Loi TSN qui met en place un Haut Comité pour la Transparence et l'Information sur la Sécurité Nucléaire. Cette autorité administrative assure, au nom de l'Etat, le contrôle de la radio protection et de la sûreté nucléaire. La loi préconise aussi la création des CLI (Commissions Locales d'Information) sur toutes les installations nucléaires de base. Si l'Autorité de Sûreté Nucléaire n'a pas fait l'unanimité auprès d'associations de défense de l'environnement lors de sa création, dans certains cas, les CLI ont infléchi des décisions, comme à Fessenheim où des contre-expertises ont pu être menées par des experts indépendants.

 

Le nucléaire en Vendée : Un gisement d'uranium désaffecté

 

Le département de la Vendée, dans sa partie nord-est, à proximité de la Sèvre Niortaise, a été exploité par la COGEMA pour ses ressources en uranium. L'exploitation a pris fin dans les années 80. Les sites d'exploitation ont été fermés et font l'objet d'un suivi régulier par l'Agence Régionale de la Santé. 

 

Sources: La Croix, décembre 2011, Le Monde, janvier 2012 .

 

 

11 juillet 2011    LES DECHETS                      

 

LE TRI DES DECHETS: UN GESTE QUOTIDIEN... PAS SI ANODIN QUE CELA !             

Bien triés, la plupart des déchets les plus courants peuvent être recyclés, nous évitant ainsi de prélever de nouvelles matières premières sur notre planète. Elles sont déjà de plus en plus rares et de plus en plus chères à extraire et, actuellement, seuls les pays développés les consomment à... outrance. Pourtant nous ne sommes que... 6 milliards d'individus sur la Terre. On en annonce 9 pour 2050, autant dire demain ! Où irons-nous prélever ces matières premières pour assurer les besoins légitimes des habitants des pays en voie de développement et des 3 milliards de nouveaux arrivants si nous ne recyclons pas celles dont nous disposons ?

déchets pouvant être recyclés

→ le verre à 100% pour faire de nouvelles bouteilles limitant ainsi l'extraction de silice

→ les papiers, journaux, revues, magazines, sont recyclés en papier et/ou servent à faire de la ouate de cellulose, matériau très efficace pour l'isolation des bâtiments. On évite les déforestations, préjudiciables au climat

→ les bouteilles en plastique deviennent des meubles, des vêtements en micro fibre, etc.

→ les cartonnettes redeviennent de nouveaux emballages évitant là encore des prélèvements sur les forêts

→ les métaux sont également recyclables, quasiment à l'infini, évitant de nouvelles extractions de minerai

→ d'autres déchets comme les piles, les composants électroniques, les peintures, etc. font l'objet de recyclage soit parce qu'ils contiennent des métaux précieux ou des terres rares soient parce qu'ils sont très polluants

 

Quelques questions à se poser:

 

- Interrogeons- nous sur l'importance des dégâts déjà faits à notre planète au cours des seules 50 dernières années ?

- Au rythme actuel, que restera-t-il de celle-ci dans 50 ans ?

- Est ce que des gestes individuels sont susceptibles d'avoir un impact pour notre planète ?

Et n'oublions pas que sans la préservation des espèces et de leurs milieux naturels, l'homme n'a plus d'avenir.

Devenons Eco-Responsables !

 

 

10 mai 2011     L'ENERGIE EOLIENNE               
 
L'énergie produite par les éoliennes paraît, comme pour le photovoltaïque, nécessaire pour assurer une transition entre les énergies fossiles en cours d'épuisement à plus ou moins long terme et celles qui seront issues de nouvelles technologies plus performantes (en cours d'expérimentation ou à découvrir), pour assurer les besoins de l'humanité au cours des pochains siècles.                  
 
Dans le cadre du Grenelle de l’environnement le Gouvernement a manifesté sa volonté de contribuer à la réduction des émissions de gaz à effet de serre en améliorant l’efficacité énergétique et en augmentant la part des énergies renouvelables à au moins 23% de sa consommation d’énergie d’ici à 2020.
Pour l'énergie éolienne l'objectif fixé est de 25 000 MW, dont 6 000 MW off-shore à l'horizon 2020.
 
Le coût de rachat du kW éolien serait 3 fois supérieur au coût de revient du kW nucléaire et 6 fois celui de l'hydraulique !
La fabrication des éoliennes nécessiterait 4 à 5 fois plus d'acier et 6 fois plus de béton que pour la fabrication d'un réacteur nucléaire EPR de 3ème génération.
Pour leur construction, la valorisation de la tonne de CO2 évitée, reviendrait entre 230 et 240 € contre... 2 € pour l'isolation thermique !
Ces valeurs seraient encore bien plus élevées pour l'éolien off-shore qui nécessite des techniques plus coûteuses.
Depuis quelques années de nombreuses éoliennes ont été construites et implantées un peu partout sur le territoire français. Peu de grandes fermes éoliennes (mis à part celle installée à Rivesaltes) mais une multitude de petites unités de 5, 6 voire 12 éoliennes, disséminées de-ci de-là qui ne s'intègrent pas toujours bien au paysage (Eoliennes du Bernard et de la plaine calcaire du sud Vendée)
L'éolien est-il vraiment efficace ?
Les éoliennes tournent quand il y a du vent qui souffle à au moins 3 m/s mais s'arrêtent pour des raisons de sécurité, dès qu'il souffle à plus de 25m/s.
Elles ne tourneraient pour produire de l'électricité qu'1/4 à 1/6ème de temps environ.
Chaque éolienne de 2mw garantirait à son promoteur un revenu annuel de 300 000 € pour une moyenne de 2220 heures de fonctionnement par an.
Les surcoûts éoliens devraient être compensés (théoriquement) par le prélèvement, sur le consommateur, de la Contribution au Service Public de l'Electricité (CSPE). Or le niveau actuel serait insuffisant et d'après EDF, les Energies Renouvelables (photovoltaïque et éolien) auraient plombé ses comptes à hauteur de 2,8 milliards d'€ en 2010. Leur répercussion complète sur la CSPE serait estimée à 25 € par ménage et par an entre 2015 et 2020. Après 2020, ce montant diminuerait ensuite progressivement en fonction des prix de marché de l'électricité. D'autres sources indiquent un montant qui se situerait plutôt entre 100 à 115 € par ménage et par an.

Concernant la Vendée, le projet de parc éolien en mer au large de l'Ile d'Yeu n'avait pas été retenu par les Pouvoirs Publics compte tenu de l'opposition du Conseil Général. Le nouveau Président semble mieux disposé à cet égard.

Quelques questions à se poser:
- Faut-il continuer de soutenir cette filière au même niveau, compte tenu de son coût prohibitif, même si elle favorise des emplois ?
- Qui devra payer les surcoûts si ce n'est le consommateur final ?
- Subventionne-t-on , au travers de la CSPE, des énergies renouvelables ? Ou bien des rentes de situation en faveur de certains industriels ?
- Paradoxalement ce sont les mouvements écologistes nationaux qui incitent à plus d'éolien et ce sont les associations de défense de l'environnement locales qui sont les plus rétives à l'implantation d'éoliennes.
            
 
 
 
1er mars 2011      LES GAZ DE SCHISTE EN QUESTION
 
Le 3 février 2011, à la suite de la montée des contestations, de la mobilisation de populations concernées (de l'Hérault, de l'Aveyron, de la Lozère, de l'Ardèche et de la Drôme) et d'élus, (entre autres, les Présidents des régions Rhône-Alpes et Midi-Pyrénées), les ministres N. Kosciusko-Morizet et E. Besson ont décidé de suspendre tous les travaux d'exploration des gaz de schiste et de fracturation hydraulique.
  Cette suspension durera le temps de la mission d'inspection, confiée au C.G.I.E.T (Conseil Général de l'Industrie, de l'Energie et des Technologies) et au C.G.E.D.D. (Conseil Général de l'Environnement et du Développement Durable). Les industriels concernés (Total, G.D.F. Suez) se sont engagés à coopérer avec cette mission et à approfondir le dialogue avec les élus et la population; ce qui ne semble pas avoir été le cas jusqu'à présent.
  Un rapport d'étape doit être remis pour le 11 Avril 2011 et le rapport final pour le 31 Mai 2011. Les rapports seront rendus publics et les conclusions tirées avant la fin Juin 2011.
 
Les gaz de schiste, c'est quoi?
 
Par opposition aux gaz accumulés dans des poches souterraines, assez faciles à extraire, les gaz de schiste, notamment du méthane, sont des gaz naturels "non conventionnels", piégés dans les interstices de plaques de schiste, roche sédimentaire compacte et peu perméable.
 
Comment sont extraits les gaz de schiste?
 
Un forage vertical puis un forage horizontal sont effectués dans la couche de schiste sur 1 ou 2 km de profondeur. De l'eau sous pression avec du sable et des produits chimiques sont injectés pour fracturer la roche; grâce au sable, les fractures restent ouvertes et le gaz peut affluer vers la surface; il est ensuite stocké et acheminé par gazoduc. Une partie de l'eau qui a été utilisée en très grande quantité, est récupérée et acheminée vers une station d'épuration. Le reste traverse les roches jusqu'aux nappes phréatiques.
 
Depuis quand s'intéresse-t-on au gaz de schiste?
 
En Amérique du Nord, Etats-Unis et Canada, l'exploitation de ce gaz, lancée dans les années 1980, s'est développée grâce à l'amélioration des techniques de forage et de fracturation hydraulique des roches. Les puits se sont multipliés depuis et les Etats-Unis en comptent aujourd'hui 500 000.
  Les réserves mondiales sont importantes et répandues dans de nombreux pays; en Europe notamment (Allemagne, Pologne et France.)
  En France, dans la plus grande discrétion, en mars 2010, le gouvernement a accordé à Total et à Shuepbach Energy, associé à G.D.F. Suez, l'autorisation d'exploiter le sous-sol de 3 vastes zones, entre Valence et Montpellier.
 
Les techniques d'extraction ont-elles un impact environnemental ?
 
L'expérience américaine et canadienne méritent qu'on se penche avec attention sur cette question.
 
L'eau est la première concernée: la ressource, le recyclage et la possible contamination des nappes phréatiques par les fluides de forage:
 
- Chaque explosion ou "fracturation" de la roche nécessite d'énormes quantités d'eau: 15 à 20 millions de litres (soit la consommation quotidienne d'une ville de 40.000 habitants), ce qui, déjà, peut poser problème dans les régions où l'eau douce manque déjà en été ou toute l'année.
 
- La moitié, environ, de l'eau utilisée est récupérée et traitée sur place; le reste traverse les roches jusqu'aux nappes phréatiques.
 
- Le fluide injecté lors de la fracturation hydraulique est constitué d'un mélange d'eau et de sable, avec des additifs chimiques qui renforcent l'efficacité de la fracturation mais peuvent aussi contaminer les nappes phréatiques
Les inquiétudes suscitées aux Etats-Unis, (2010-2012) suite à la contamination de nappes phréatiques ont soulevé de légitimes inquiétudes. L'E.P.A. (Agence Américaine de Protection de l'Environnement) a dû demander aux opérateurs du secteur concerné de lui envoyer des informations "opportunes et complètes" dont une liste des additifs qui composent leur fluide de fracturation du sol. Il semble que ces cas étaient imputables à un défaut de cimentation dans les parties supérieures du forage. Des progrès dans le suivi et le contrôle de la fracturation des couches de schiste ont été apportés.
 
Autre impact avéré: le méthane fossile reste dans tous les cas un émetteur de CO2, quand il est brûlé. L'augmentation dans l'air de ce gaz à effet de serre est préoccupante. Leur "fuite" dans l'atmosphère, à partir de puits mal colmatés en fin de production, ou mal étanchéifiés durant le fonctionnement de l'installation, pose problème;
 
L'emprise au sol des installations d'exploitation est importante.
 
Il faut en effet un très grand nombre de puits, (plusieurs puits par km) les couches concernées étant peu poreuses et imperméables. La production de chaque puits diminue rapidement; il faut alors l'abandonner et en forer de nouveaux à des centaines de mètres de distance. La remise en état des sites d'exploitation est évidemment un problème technologique essentiel.
 
Enfin, les permis qui ont suscité en France la contestation et leur suspension temporaire récente touchent des territoires sur lesquels il y a des parcs Régionaux (Parc des monts d'Ardèche, Parc des Grandes Causses), mais aussi un parc national (Parc National des Cévennes); certains territoires sont classés en site Natura 2000 ou d'autres zones de protection aux différents classements naturels Européens.
 
Alors, y-a-t-il un avenir pour l'exploitation de ce gaz en Europe et qu'en penser, quand il est souhaitable de réorienter l'économie sur la sobriété et les énergies renouvelables ? 
 
Cliquer sur le lien pour visionner la méthode d'exploitation -> link 
Une fois le lien activé, cliquer sur les flèches rouges pour faire défiler l'animation. A la fin de l'animation, cliquer sur les PDF et la vidéo.
 
Sources: Libération, Ouest France ( 5-02-11), Internet, Wikipedia, article de R.Vially, géologue à IFP Energies nouvelles, magazine Sciences.
 
 
17 février 2011    LE PHOTOVOLTAIQUE
   
Dans le cadre du Grenelle de l’environnement le Gouvernement a souhaité augmenter d'ici 2020 la part des énergies renouvelables à au moins 23% de la consommation d’énergie afin de réduire les émissions de gaz à effet de serre.
La part du photovoltaïque a été fixée à 5 400 MW à l'horizon 2020. (La puissance cumulée du parc photovoltaïque installé était de 31 MW en 2007, 81 MW en 2008 et 850 MW fin 2010). Les projets déposés à ce jour représentent 3000 MW). Au rythme actuel des projets, le but sera atteint très prochainement et bien avant 2020.
L'énergie produite par cette filière paraît indispensable pour assurer une transition entre les énergies fossiles en cours d'épuisement à plus ou moins brève échéance et celles qui seront issues de nouvelles technologies plus performantes, en cours d'expérimentation ou à découvrir, pour assurer les besoins de l'humanité au cours des prochains siècles.
C'est une filière encore jeune qui a été fortement perturbée par les aides mises en place pour l'amorcer (financières, crédits d'impôts, prix d'achat de l'électricité à un tarif bien supérieur à celui du marché, etc.) Cela a provoqué un effet d'aubaine qui a entraîné un certain nombre de dérives (construction de bâtiments sans but économique, uniquement pour produire de l'électricité) où le financier a souvent pris le pas sur les enjeux environnementaux.
Le photovoltaïque serait, de toutes les énergies renouvelables, le plus cher à installer mais il dispose d'un potentiel de réduction de coûts important. (Le marché est soumis à des variables d'ajustement continuelles – aides diverses, prix de rachat de l'électricité, coût de fabrication des panneaux, etc.)
Face à la quantité de projets déposés, aux sources d'approvisionnement en panneaux (peu d'entreprises françaises sur un marché pourtant prometteur - 90% de ceux-ci proviennent de l'étranger), aux surcoûts (coût du rachat de l'électricité - D'après EDF ce surcoût était de 64 M€ en 2009, 360 M€ en 2010. Prévision 997 M€ en 2011) et aux dérives (photovoltaïque sur une maison non isolée), les pouvoirs publics ont décidé de réagir en mettant en place un moratoire. Ils définiront de nouvelles dispositions car la filière a besoin de visibilité pour être pérenne.
D'autre part le législateur devra définir rapidement une politique architecturale et paysagère cohérente afin qu’ils s’intègrent parfaitement dans notre environnement.
    
Questions à se poser à titre individuel et/ou collectif  
Les surcoûts de cette filière sont (théoriquement) assurés par la « Contribution au Service Public d'Electricité - CSPE». Or celle-ci serait loin de tous les couvrir. En effet EDF affirme que les Energies Renouvelables (photovoltaïque et éolien) ont plombé ses comptes à hauteur de 2,8 milliards d'€ en 2010. 
- Le prix à payer pour cette énergie propre n'est-il pas prohibitif ?  
- Qui devra payer le déficit abyssal d'EDF dans ce domaine si ce n'est le consommateur final ?  
- Faut-il continuer de soutenir cette filière au même niveau compte tenu de son coût ? Le photovoltaïque ne représenterait actuellement que 0,5% de la consommation totale d'électricité  
- Faut il continuer d'importer des panneaux de l'étranger ? Ils aggraveraient le déficit de notre commerce extérieur à hauteur de 1,5 milliard d'€ .  
- Faut-il encourager une filière française de production de panneaux ?  
- Quid de l'incidence sur l'emploi ?
   
Diverses sources dont l'ADEV
 
 
3 février 2011     LE GRANULAT MARIN   
 
Les nouvelles demandes de concession de granulat marin au large des côtes vendéennes suscitent l'inquiètude.
   
Le granulat marin sert à faire du béton, matériau qui, mélangé avec des graviers et du ciment, est utilisé dans la construction en général et dans celle des ouvrages d’art. La région Pays de la Loire est l'une des régions de France où l'on construit le plus de logements (3ème rang avec +8,9%) mais le pourcentage est encore plus important sur le littoral atlantique et son besoin en granulat est supérieur à la demande nationale.  
  
L'extraction de granulats en Vendée 
 
- Sites en cours d'exploitation  
- le gisement du Payré.
Il est situé au large des Sables d'Olonne et de Talmont Saint Hilaire (Bourgenay). Il est en exploitation depuis 2002.
- le gisement du Pilier.
Il se situe près de l'ile du Pilier, au large de Noirmoutier. Son exploitation est prévue jusqu'en 2017.  
Le granulat marin extrait de ces sites est traité aux Sables d’Olonne, par la société Sablimaris qui en assure aussi la commercialisation. Depuis 2002, le sable qui arrive par cargos est acheminé, grâce à de grosses canalisations depuis le quai, puis, durant 24h environ, il passe dans un bassin de décantation; une fois asséché, il est tamisé puis expédié par la route vers des destinations diverses.
 
- Nouvelles demandes de concessions  
Devant la forte demande en granulats, les sociétés D.T.M. (Dragages, Transports Maritimes) et L.G.O. (Lafarge Granulats Ouest) ont déposé de nouvelles demandes de concession en 2010.  
- l'une sur le site du Payré pour une durée de 18 ans.
Elle a reçu un avis défavorable des élus communautaires (Les Sables d’Olonne, Talmont, Le Bernard), du comité local des pêches, d’Associations environnementales ( L.P.O.). Elles mettent en avant le fait que les conséquences sur l’environnement et sur la pêche ne sont toujours pas bien connues. Pour la ville des Sables, cette extraction pourrait nuire à l’installation du système Eco Plage qui retient et ralentit la perte de sable depuis 15 ans; Les pêcheurs redoutent de voir restreint l’espace de leur travail. La L.P.O, défavorable au projet dans l’état actuel évoque les effets sur le plancton, les poissons et considère qu’aucune mesure n’est prévue pour compenser l’impact su la biodiversité. Une enquête publique a eu lieu du 4 Octobre au 8 Novembre dernier.  
- l'autre se trouve sur un nouveau site appelé « L'Astrolabe».
Ce gisement est situé à l’ouest de l’île de Noirmoutier, à environ 25 km de la pointe de l’Herbaudière, sur une superficie de 12,7 km, à l’extérieur des 12 miles marins, pour une durée de 30 ans et une extraction de 1,6 million de m3 par an.
Là aussi, les élus de la communauté de communes de Noirmoutier ont fait valoir leur opposition dans le cadre de l’enquête publique qui s’est déroulée du 6 décembre au 11 Janvier 2011. Ils ont estimé que ces extractions ne seront pas sans conséquences majeures et non réversibles sur la morphologie des fonds marins et sur les espèces associées à ces habitats. En cas d’autorisation préfectorale, le conseil qui partage les inquiétudes des professionnels souhaite que la durée de concession soit divisée par deux, et qu’un comité de suivi soit mis en place, ce qui n’est pas le cas pour le site du Pilier.
 
Quelques questions à se poser à titre individuel et/ou collectif  
Outre les impacts directs sur le milieu marin et la biodiversité:
- Quid de la pression démographique ? Plus d'individus = plus de logements = plus de constructions = plus de besoins en granulats... Peut-on se passer de ces extractions ?
- Disposons-nous de produits de substitution terrestres en qualité et en quantité suffisantes ?
- Avons-nous des filières de recyclage de produits de démolition suffisantes pour absorber nos nouveaux
 besoins ?  
- Quel est l'impact de ces extractions sur le trait de côte vendéen quand on sait que de nombreux prélèvements sont déjà effectués tout au long du cours de la Loire réduisant les quantités d'alluvions déposées au large de l'estuaire et quand les études montrent que le transit de sable se fait du nord au sud de la côte vendéenne ?
 
Sources : Ouest-France des 15-10-1; 9-11-10 ;10-11-10 ;15-11-10 ; 24-01-11 ; Journal des Sables.  
 
27 janvier 2011      LES TERRES RARES
 
Le besoin crucial de "terres rares"
 
Dix-sept métaux rares, aux noms savants, baptisés « terres rares » : dont le lutecium, l’yttrium, le scandium, le lanthane, le néodyme, le dysprosium, le terbium…. découverts au XIXè, essentiels aujourd’hui pour la fabrication de lasers, de radars, d’éoliennes, d’écrans plats, d’I Pod, de téléphones portables, d’ampoules à basse consommation… sont l’objet de spéculation de la part de la Chine. Ils nous sont pourtant aujourd’hui aussi indispensables dans la vie moderne que le plastique, issu du pétrole.
Même si on en trouve un peu partout dans la croûte terrestre, leur extraction, leur traitement sont complexes. Si pendant longtemps les pays développés (Europe, U.S.A. Canada, Japon) se sont peu souciés de leur approvisionnement, aujourd’hui les prix montent, la demande en métaux rares augmente et la ressource n’est pas suffisante.
Or la Chine qui assure 97% de la production et détient une part importante des réserves réduit ses exportations et, depuis Juillet 2010, multiplie les contraintes à l’exportation avec des taxes en augmentation et des quotas en diminution. En effet, la Chine, à la faveur de la croissance, est de plus en plus consommatrice.
Lors du G20 de Séoul, les grands patrons industriels (secteur de l’électricité, de l’énergie) en ont appelé aux politiques pour que des pistes soient trouvées afin d’éviter le manque des « terres rares ». Parmi les pistes envisagées : l’ouverture de nouveaux gisements hors de Chine ( Inde, Brésil…) et le développement du recyclage. ( Rhodia, par exemple, dans son usine de La Rochelle, a décidé d’investir plusieurs millions d’euros dans un procédé de recyclage de la poudre contenue dans les lampes à économie d’énergie.)

Quelques questions à se poser à titre

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